Soirée musicale autour de la culture hispanique

Rétrospective de l'exposition Ressentis communs & Histoires singulières
« Pourquoi ne parle-t-elle pas, pourquoi ne part-elle pas ? »
qui a eu lieu au Jeu de paume à Rennes du 11 au 28 octobre 2022

Affiche de l'exposition

L’affiche de l’exposition a été créée en collaboration étroite avec des professionnels de domaines divers afin d’élaborer une communication distincte et sans préjugés. Illustration de Caroline Fernandes – PAO La Dezign

Une expérience unique, la première exposition du projet d'édition du livre

Lors de cette exposition, nous avons pu rencontrer des publics d’horizons différents, du monde professionnel aussi. L’occasion de se concerter sur une question commune, les violences conjugales

Hall du Jeu de paume lors de l’exposition – Crédit photo La Dezign

Retours des femmes qui sont ou ont été confrontées à la violence conjugale

Plusieurs femmes ont partagé le sentiment de se retrouver dans ces mots et histoires illustrées, l’impression qu’elles auraient pu écrire ces textes proches de leur vécu. Certaines ont été très émues, voire étonnées d’être si émues puisque ne vivant plus ces violences dans le quotidien. Expérience qui a ouvert la discussion suivante « se rappeler pour peut-être ne pas revivre ces situations ». La légèreté de l’atmosphère apporte une forme d’élégance et redonne une dignité à ces femmes dont l’image est souvent dégradée, réduite à « être la victime de ».

Retours des professionnels

Issus de la protection de l’enfance, des violences intrafamiliales et conjugales, psychologues, santé mentale… Une exposition sur ce sujet est rare, et l’angle d’approche est plutôt la photographie. L’illustration est un autre média, à la fois plus distancié, abstrait et poétique, il  s’adapte de fait à différents lieux, qu’ils soient dédiés à la prévention ou des espaces publics ordinaires. Cette entrée sur les ressentis, la construction de l’emprise est intéressante pour la compréhension de personnes extérieures, et une retranscription juste des paroles de femmes accompagnées. Elle permet d’offrir des mots à celles qui ne les ont pas encore. La variété des histoires montre aussi les possibles fils à tirer pour sortir de ce contexte, et par cela éviter de rester dans une forme d’impasse. Ce travail, issu d’expériences professionnelles, motive aussi à retourner sur le terrain et renforce la nécessité de « travailler ensemble ».

Retours des collégiens

Quatre groupes de collégiens de 3ème sont venus voir l’exposition avec le soutien de leurs professeurs de français et d’arts plastiques. La première image de la violence conjugale pour ces adolescents est celle du mari qui bat sa femme. Les histoires et les ressentis communs mettent en avant une autre violence, et ouvrent la discussion sur la relation amoureuse, la relation à l’autre de manière générale. Le pouvoir des mots, la blessure des mots sont aussi abordés. N’étant pas encore, pour beaucoup, dans des relations amoureuses, ils font le parallèle avec la relation parent-enfant. L’échange amène vers définir la violence et l’importance d’avoir des alliés : quels adultes sont fiables, vers qui se retourner en cas de difficulté rencontrée ?

Retours du public « non pro »

Lycéens, militantes féministes, couples, retraités… certains se sont déplacés pour l’exposition, d’autres ont profité d’être au Jeu de Paume à l’occasion d’une activité pour la visiter. Les retours se rejoignent sur le décalage entre le rendu esthétique et le sujet de fond. La forme est étonnante, et certains visiteurs découvrent progressivement que le sujet de l’exposition est la violence conjugale. La douceur des traits ou de l’aquarelle a été attirante en 1er lieu, le sujet étant secondaire. Les tissus à l’écriture brodée offrent une atmosphère légère et une proximité avec ces histoires et vécus partagés. La violence est juste là, dévoilée mais pas oppressante. La complexité du sujet est repérée et évoquée ; certains se questionnent sur leurs comportements actuels ou à venir dans la relation amoureuse. Quelques personnes habituées du lieu préfèrent prendre à leur rythme les éléments dans l’exposition, et font le choix de lire l’ensemble par séquences. L’accès aux livrets, les feuilleter dans un fauteuil est apprécié car offre une certaine intimité tout en étant avec d’autres autour de soi, et un confort pour accéder à un sujet douloureux. Cette violence intime se partage : une jeune fille lit à sa mère très émue, une autre à sa mère qui ne peut plus lire, des personnes qui ne se connaissent pas se les échangent et les commentent. Sur le départ, certains ont besoin de parler de ce qu’ils ont ressenti, là où d’autres préfèrent rester dans ce moment à soi.

L’Association du Bourg L’évêque se met aux couleurs de la culture hispanique ! La soirée réunit musiciens, chanteurs et conteurs autour des répertoires traditionnels espagnols, argentins, colombiens, caribéens…Tango, Cumbia, Bailecito et tant d’autres richesses des cultures ensoleillées seront mises à l’honneur.

Fiche technique de l’exposition au Jeu de paume, 12 rue St Louis Rennes

Livre d’or (extraits) :

« C’est mon histoire, merci Madame ! » D.

 « Bravo pour cette exposition, elle est belle, elle est touchante et pleine de vérité, j’y ai reconnu l’histoire de mes parents. »

« Magnifique & délicate exposition retraçant avec simplicité & finesse la difficulté d’une violence parfois invisible. Merci ! »

Cette exposition est désormais disponible à la location sur notre boutique en ligne. Vous pouvez nous contacter pour plus d’informations : infos@lavoixedition.fr